Le coaching : une profession d’accompagnement

Le coaching : une profession d’accompagnement
Le coaching est une profession qui se développe et se professionnalise depuis le milieu des années 80. Ses racines proviennent de divers champs professionnels, dont le sport, première niche professionnelle à avoir utilisé le terme de « coach ». Aujourd’hui, le coaching dit « professionnel » – pour le distinguer du coaching sportif par exemple – vise à accompagner des personnes vers leur épanouissement personnel et/ou professionnel. Il s’articule autour du savoir-faire du coach, qui met en oeuvre des outils d’interventions tels que la PNL (programmation neuro-linguistique), et de son savoir-être (posture, éthique professionnelle, travail sur soi, etc.).

Une approche complémentaire de la psychothérapie:
Le coaching et la psychothérapie ont comme objectif commun le mieux-être de l’individu. À l’instar des thérapies brèves, le coaching est une démarche qui propose une direction partant d’un point A, la situation (ou état présent), vers un point B, l’objectif à atteindre (ou état désiré). Ainsi défini, l’atteinte de l’objectif est alors mesurable et vérifiable.

Exemple1: Annie se sent tellement timide qu’elle n’ose pas discuter avec ses collègues pendant la pause du midi (= point A, la situation). Elle décide de consulter un coach professionnel qui l’accompagne à fixer son objectif : « je veux être à l’aise en public » (= point B).

En revanche, le coaching se distingue particulièrement de la psychothérapie de plusieurs façons2.

En premier lieu, le processus. Entre le point A et le point B, un processus stratégique, un peu tel un plan d’action, est mis en place à l’aide d’interventions précises réalisées grâce aux outils de la PNL par exemple. Ces interventions sont guidées par un questionnement ciblé, deuxième particularité du coaching. En effet, le coaching professionnel est souvent présenté comme l’art de poser des questions. Ce questionnement précis permet au client de trouver lui-même ses réponses et de « décortiquer » le processus à mettre en place pour l’atteinte de son objectif.

Exemple : l’aide d’un questionnement ciblé, Annie prend conscience qu’à chaque fois qu’elle se retrouve à table en présence de ses collègues, sa timidité la pousse à trouver un point d’attention qui lui permet de se détourner de ses collègues (son visage est orienté vers le bas, vers sa boîte à lunch ou une tasse de café). Conséquence : ses collègues n’osent pas lui adresser la parole. Annie identifie alors la première étape à mettre en place (= le processus) pour sortir de ce comportement limitant: choisir un nouveau point d’attention (ex : lever la tête vers le haut, vers un objet présent en face d’elle).

Le coaching vise donc l’autonomisation complète du client. Et c’est là le 3e critère du coaching, et non le moindre : le client est autonome dans sa démarche. Il devient son propre expert. Il est actif et engagé dans son processus de développement. Le coaching implique donc un mouvement, une mise en action et un engagement de la part du client.

Exemple : Annie identifie ses propres stratégies à mettre en place. Au fil des séances, son coach l’accompagne afin qu’elle ajuste elle-même le processus et les actions à mettre en oeuvre lui permettant d’atteindre son objectif.

Le coach n’est donc ni un expert, ni un conseiller, il est un professionnel de l’accompagnement. Il guide son client vers une meilleure connaissance de soi afin que celui-ci découvre et mette des mots sur sa propre expertise et ses moyens d’action. Le coach, particulièrement le coach PNL, part du principe que « toutes les ressources sont à l’intérieur de la personne ». Les ressources sont nos capacités (ex : confiance en soi, aptitude à l’oral), nos expériences utiles et nos stratégies gagnantes (ex : la réussite d’un examen, le souvenir d’un voyage), nos émotions agréables (ex : la joie, l’amour), ou encore nos pensées et nos croyances aidantes (ex : « je crois qu’il est facile de trouver un emploi », « dans la vie, quand tu veux, tu peux »). Le coach entraîne ainsi son client à « dénicher » ses propres ressources internes lui permettant d’atteindre son objectif (le point B) qu’il aura préalablement défini.

Exemple : Annie adore tricoter et créer de nouveaux vêtements. Elle découvre qu’elle pourrait partager sa créativité avec ses collègues, par exemple en discutant de ces dernières compositions de laine. La ressource de la créativité, déjà très présente dans sa vie, a été pour elle un déclencheur. Aujourd’hui, certains collègues de travail d’Annie sont devenus ses amis.

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